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Tome second.
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£76 CORRESPONDANCE DU GENERAL DUCROT.

[5 cela veut dire que vous ne voulez ni parler ni ag ir >

« et que, au lieu de préparer et d’imposer les événe'

« ments, vous préférez les subir. »

« Une autre fois, M. de Moustier me disait : — fi 3

France est comme un vieux duelliste qui a fait seS

preuves ; il dédaigne d’aller sur le terrain pour un

léger ; il faut que son honneur le lui commande irup e '

périeusement ! Ce n’est pas là notre cas !

« Un autre de vos diplomates, M. d’Astorg, nlS

disait : — Eh ! mon Dieu ! que font vos affaires d’AÜ e '

magne à la France ? Elle s’en soucie fort peu, je v ° üS

assure; faites donc vos affaires vous-mêmes ; car D° llS

sommes bien résolus à ne pas nous en mêler.

«■ Autre fait bien plus important encore : U y a q ue ^

ques semaines, pendant que j’étais en Russie , M- de

Rochefoucauld, chargé des affaires de France à Da r111

stadt, a demandé une audience au grand-duc de H esse

pour communications importantes, et, dans cette aU ^

dience, il lui a dit que la France était complètein eI1

désintéressée des affaires de l’Allemagne, qu’elle

lait à tout prix maintenir la paix, et que l'annexi 011

la Hesse et du gran d-duché de Rade dans la Gonféd® 1

. la

tion du Nord ne serait pas un motif suffisant p° u

faire renoncer à son attitude pacifique ; qu’elle 11 ^

sortirait que dans le cas où cette annexion s’étend 1 ' 3

au Wurtemberg et à la Ravière.

« A mon retour de Saint-Pétersbourg , ayant eu ° ^

sion de rencontrer ce même chargé d’affaires

il 10 ‘

: t sur

renouvelé cette déclaration. J’en ai été tellement