277
P r is et affligé que je n’ai rien trouvé à lui répondre, etje n’ai pas voulu demander si c’était par ordre des °n gouvernement qu’il s’exprimait en ces termes. Jere doutais une réponse affirmative, et j’ai préféré con-server un doute à cet égard. Après quelques instants dere flexion, je lui ai dit que cela ne modifierait en rien"°tre politique, et que nous continuerions à lutter éner-S’quement pour conserver notre autonomie et notre'^dépendance.
« Depuis, en réfléchissant à cette conversation, jeI1 ' e suis dit que, peut-être, votre Empereur n’était pasSoigné de vouloir encourager la Prusse à une démar-re imprudente, afin de trouver dans cette annexionoccasion légitime d’intervention. Mais si cette idéees f fondée, pourquoi votre Empereur ne s’en explique-
t-il
pas loyalement avec nous ? Qu’il dise un mot seule-
I " e ut, et nous saurons bien faire naître des prétextes^lisants pour donner à la France une occasion légitimeUltervenir dans les affaires d’Allemagne . A coup sur,"°tre rôle ne sera pas difficile pour obtenir ce résultat.
“ On se trompe généralement sur les relations quiEstent entre la Russie et l’Autriche ; on s’imagine à*° r t que la première a encouragé, dans ces dernières®"ûées, les agitations de la Bohême. C’est une erreur;ertl pereur de Russie redoute trop chez lui-même l’élé-^ e nt révolutionnaire pour s’en servir chez ses voisins.es t toujours très préoccupé des agitations qui se pro-
Uls ent dans sa noblesse, fortement lésée dans ses inté-présents et à venir par l’affranchissement des serfs ;
r êt s