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Tome second.
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278 CORRESPONDANCE DU GÉNÉRAL DUCROT.

du malaise très grand qui existe chez ces serfs eux-mêmes, lesquels, à vrai dire, ne constituent pas encoreun peuple sur lequel pourrait s’appuyer le souverain-

« L’empereur d’Autriche connaît très bien cettesituation ; il ne suspecte nullement les sentiments duCzar à son égard ; aussi évite-t-il tout ce qui pourrait lefroisser ou l’inquiéter. C’est pour ce motif qu’il a refused’aller à Lemberg dernièrement. Il a repoussé trèsnettement les prétentions exagérées des Polonais, et il apromis au Czar de maintenir ces derniers.

« L’empereur de Russie , pendant son dernier séjour

à Darmstadt , a daigné s’entretenir quelquefois avec

moi de la situation présente de l’Europe et des résultats

tout à fait imprévus de la guerre de 1866. Sa Majest e

en est préoccupée ; elle est convaincue que la Prusse n e

saurait s’arrêter en chemin, et que la France , sous peiu e

de perdre toute influence en Europe , sera bientôt

obligée d’intervenir. Malgré les liens de parenté et

d’amitié qui existent entre la cour de Berlin et celle d e

Saint-Pétersbourg , l’empereur Alexandre forme de 5

vœux pour la France. Si la Prusse venait à triompha

dans une guerre contre la France , me disait Sa Majest e ’

son ambition n’aurait plus de bornes ; non seulemeid

elle voudrait reconstituer à son profit l’empire d Ad e

magne, mais encore elle voudrait être maîtresse abs°

lue dans la Baltique , et ses prétentions iraient peut-êt r

jusqu’à revendiquer les provinces allemandes de

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Russie. Si la France , au contraire, triomphait, 11très probable qu’elle se contenterait de prendre safr oïl