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Tome second.
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STRASBOURG .

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Protestation pour l’avenir. L’empereur de Russie est

sympathique à la France . Chez lui, c’est un sentiment

tisonné; il croit que l’intérêt de son pays est d’être

favorable à la France plutôt qu’à la Prusse ; mais, dans

s °n entourage, il y a un sentiment de haine passionné

c °ntre la Prusse. L’impératrice de Russie , il ne faut pas

^ oublier, est sœur du grand-duc de Hesse, qui ne saurait

Pardonner à la Prusse la situation qu’elle a faite au

S r and-duché. Le Czarewitch est gendre du roi de

Danemark . Il aime tendrement sa jeune épouse et,

to ut naturellement, partage ses sentiments de haine

c ontre cette Prusse qui a humilié et démembré le pays

de sa femme. Certainement qu’avec un peu d’habileté

d serait facile de nouer une solide alliance entre laP

1 rance et la Russie .

« Lors des troubles de Roumanie , M. de Bismarcks eul a envoyé des armes.

« Pour la question d’Orient, il n’est pas à craindre1 u e la Russie s’allie à la Prusse, car ce serait cimenterdavantage l’alliance de l’Angleterre avec la France .

“ Mon ami de Beust croit que la guerre seule pourrarelever l’Autriche ; mais il veut encore attendre, pen-Sf »nt que l’Autriche profite plus du temps que la Prusse.

ce point, je ne suis pas d’accord avec lui. Je crois, auc °ntraire, que les forces de la Prusse augmentent tous^ es jours dans des proportions bien supérieures à celles1 Autriche, de la France et de toute 1 Europe . LaFrance , particulièrement, s’affaiblit au point de vue^oral ; elle perd toute son influence en Europe , et son