2S6 CORRESPONDANCE DU GÉNÉRAL DUCROT.
des postes et télégraphes peint, en effet, aux couleur 8prussiennes et surmonté de leurs armes.) Ah! en véritéc’est une situation intolérable, et, pour en sortir, je sui»prêt à tous les sacrifices, 1
« Ainsi, je vous donnerais volontiers ma rive gauch e |du Rliin qui vous fait si grande envie. Vous me troU' iverez bien quelque compensation du côté du grand' -■duché de Bade, par exemple. De ce côté, j’acceptei’ alS /sans scrupule, car, ne vous y trompez pas, ils sont an sSlPrussiens que les Poméraniens et les Brandebourge<U s >non pas précisément ce qu’on appelle le peuple, qui, p aSplus que nos Ilessois, ne veut devenir prussien; maisgrand-duc et tout son entourage, ce sont, je le rép<A e ’de vrais Prussiens.»
Comme, dans le courant de la conversation, je fai sfllScompliment au grand-duc de la bonne tenue de seStroupes que j’avais vues sur le champ de manœuvre« Mes soldats, s’exclamait-il, ah! ce ne sont plus R 1eSsoldats! Ce sont les soldats de l’armée prussienneCependant, il faut bien le dire, si l’on dispose de l elJlSpersonnes, on ne possède pas encore leurs cœurs- b ePrussiens ne le savent que trop ; aussi, le jour oùlagu erJéclatera, ils les enlèveront bien vite du pays, les en' eiront au nord, à l’est, je ne sais où ; ils me les enlè ve ^ront, je resterai seul au milieu de mon peuple, qui est ,restera toujours mien. Je vous attendrai, je me livr^j 1sans hésitation entre vos mains, je me confierai agénérosité de votre Empereur !
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«.Qui sait? C’est peut-être vous, général, fi ul