294 CORRESPONDANCE Dü GÉNÉRAL DUCROT.
aux projets gigantesques de cette Prusse, si petite il J 3un siècle à peine, et si grande aujourd’hui !
J’ai envoyé à Gompiègne, il y a quelques semaine^un long rapport des plus importants avec une lettredans laquelle je donnais certains renseignements f° r ^intéressants, qui m’avaient été fournis par deux persoi 1 'nages en position d’être bien informés, l’un arrivant d eBerlin , l’autre de Vienne ; le tout était accompagné d eréflexions très raides sur notre politique intérieure etextérieure...
Une phrase, que je trouve dans le numéro du Gaul° lSdu 20 décembre, résume assez bien la situation, te^ 3que je 1 entrevois : « Le gouvernement français vonguerre s’avancer comme une marée qui monte, in efltable, implacable. Il voit la guerre, mais il ne veutp aSêtre accusé de l’avoir provoquée ; il appelle aux affe* reSl’homme qui s’est montré jusqu’ici le plus favorabl e 3nos ennemis de demain, afin de pouvoir leur dire aface de la France : Si l’Europe est en feu, que la teS rponsabilité en pèse sur vous, et que le sang veretombe sur votre tête ! »
Évidemment, M. Edmond Tarbé n’a pas écrit ce
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lignes au hasard; ses appréciations sont baséesquelques renseignements émanés de bonne source.
Lorsque je causais avec l’Empereur à Plombièr eS ’la suite d’un long entretien sur les affaires d’Allemag 0 ’Sa Majesté a laissé échapper la phrase suivante : “cette Prusse est insatiable...; il faudra cependant