308 CORRESPONDANCE DU GÉNÉRAL DUCROT.
minuit et demi, sans que l’autorité municipale ou adm 1 'nistrative songeât à intervenir.
Prévenu le lendemain 25, par des rapports très eu'constanciés, que pareille manifestation se préparait po l,rle soir, j’ai vainement cherché le préfet et le maire p° ulme concerter avec eux sur les mesures à prendre : 1 epremier était parti pour Paris , le second était introUvable; le soir, à neuf heures, vu l’urgence, j’ai dû pr^
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crire au commandant de place de se concerter aveccommissaire central de police. Le piquet de surete u e
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place d’Armes a été porté de trente-deux hommescent, plus vingt-cinq chevaux du 20 e d’artillerie.
Des patrouilles, composées de trente hommes ufanterie et huit cavaliers, fournies par ce piquet, ° ncirculé dans les quartiers les plus populeux pour d al11tenir la circulation et empêcher les attroupements de s
de s
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former. A onze heures, au moment de la sortiebrasserie, les groupes se sont organisés, ainsi que 111en avions été prévenus, et se sont dirigés vers l’hôtel
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Bussière; mais, arrivés sur la place d’Armes, voy aIpiquet l’arme au pied, ils se sont arrêtés et ont c0llJmencé à faire entendre quelques cris et quelques sifH eUne simple démonstration de la police, appuyée p af
troupe, et quelques arrestations judiciaires s
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pour faire rentrer tout dans l’ordre. A ce moment, Jrivais moi-même en bourgeois sur la place, en comp a $de quelques officiers de mon état-major égaleuiei 1bourgeois ; apprenant que le maire se trouvaitbureau de la place, je me portai à sa rencontre p