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Tome second.
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3i0 CORRESPONDANCE DU GÉNÉRAL DUCROT.

eux-mêmes, leur faire comprendre combien cette con-duite est insensée, que leurs manifestations contre l'éludu suffrage universel est un attentat à la liberté. Je ter-mine en disant : « Si vous voulez prendre l’engage'ment de cesser tout désordre, de vpus retirer en méffl etemps que la troupe, elle va rentrer immédiatementdans ses casernes. — Oui, oui! répondent-ils. Vive I egénéral ! vive la troupe ! » Je donne l’ordre du départ, et,en effet, le gros du rassemblement se retire ; un group eseul se forme autour du maire, demandant l’élargisse-ment des coupables arrêtés la veille.

Le maire explique qu’ils sont à la disposition du pi’ 0 'cureur impérial, et enfin finit par les entraîner dans l adirection de l’Hôtel de ville, où ils l’accompagnent encriant : « Vive M. le maire ! » De là, ils se portent, en chan-tant la Marseillaise, vers la maison du sieur Barsch, can-didat de l’opposition, y stationnent quelque temps, etenfin finissent par se disperser. Le 26, j’étais prévenu»dans la journée, que de nouvelles manifestations se pr e 'paraient pour le soir; le mot d’ordre des meneurs étaitde continuer, tant que M. de Bussiè.re n’aurait pas donn esa démission. Condamné à l’impuissance par suite del’attitude du maire, je me bornai à tenir des troupe 5prêtes dans les différentes casernes, et je me tenais m 01 'même en uniforme dans le jardin de mon hôtel, ave cles officiers de mon état-major. Dès neuf heures du sortides groupes se formaient dans différents quartiers de I aville, hurlant la Marseillaise, criant : « Vive la liberté’Vive la République ! A bas Bussière ! »