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Tome second.
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STRASBOURG .

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Lemaire allait de l’un à l’autre, cherchant vainementa les calmer et à les disperser; on le laissait parler, onCr iait : a Vive M. le maire! » mais les attroupementspersistaient. Vers onze heures et demie, ces groupess étaient réunis et formaient mille à douze cents pér-ennes qui ont parcouru la ville en proférant les mêmescr is ; un instant, cette foule s’est arrêtée sous les fenêtresmon hôtel, sifflant et hurlant la Marseillaise ; mêmec erémonie chez le commandant de place, chez le secré-^ire général de la préfecture. Ces scènes de désordre0l *t duré jusqu’à une heure du matin. Sachant que lafaille de Bussière était partie depuis la veille pour laCa mpagne, ils ont délibéré un instant pour savoir s’ils116 se porteraient pas vers cette campagne ; mais la dis-* a nce étant de huit kilomètres, ils ont pensé qu’onPourrait bien les rattraper en route, et n’ont pas été4s sez audacieux pour se lancer dans cette entreprise.

Le 27, à cinq heures du soir, j’ai vu arriver chez moile maire, accompagné du procureur impérial. M. le^ire m’a exprimé ses regrets du mouvement de viva-qu’il ava it e u dans la soirée du 25, a reconnu qu’il8 trompé et, bref, a conclu en disant qu’il recon-^ ss ait que les moyens de douceur et de persuasionl^ient épuisés, et qu’il venait requérir le concours dea utorité militaire.

H°mme bien vous pensez, je lui ai dit ma façon de^User sur le triste rôle qu’il avait joué, que je voulaisletl l’oublier pour ne songer qu’au bien public, queFe concours lui avait toujours été acquis, qu’il ait