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aimable, très affectueux et fort expansif; nous avonslonguement causé, et il ne m’a pas dissimulé qu’il trouvebien lourd l’héritage de son prédécesseur. Il ne peutl'accepter que sous bénéfice d’inventaire et à la condi-tion d’écarter plus d’une mesure en projet ou même enc ours d’exécution déjà fort avancée; c’est d’abord laSarde nationale mobile qui est l’objet de ses préoccupa-tions. a C’est, me disait-il, une école d’indiscipline etde désordre, une source de folles dépenses. Croiriez-v °us que déjà nous dépassons de vingt-cinq millions lechiff re des sommes votées au budget pour cette portionde notre état militaire, et que le maréchal Niel avait pris1 engagement devant la commission du budget der éduire d’autant les dépenses de l’armée active!
« Les réunions qui avaient été commencées à Paris °Qt donné lieu aux scènes les plus scandaleuses ; ce sontde véritables farces pour les exécutants comme pour less pectateurs, ridicules en attendant qu’elles deviennentdangereuses. Il était grand temps d’y couper court;a nssi n’ai-je pas hésité à demander qu’elles fussentdéfinitivement suspendues. La question a été vivementdiscutée au dernier conseil des ministres, et j’ai fini par°htenir ce premier point important. L’Empereur n’aPas encore renoncé définitivement à son idée; il vou-drait qu’on pût au moins réunir et instruire les cadres ;^ais j’espère bien arriver à lui faire comprendre quef ^ e ce côté également il n’y a rien à faire ; qu’en tempspaix, la garde nationale mobile ne doit exister ques ar le papier ; que c’est une ressource précieuse, à la