318 CORRESPONDANCE DU GÉNÉRAL DUCROT.
condition de la réserver pour les circonstances extrein e5et de la soumettre alors à toutes les exigences d’un erigoureuse discipline. Pendant la paix, nous devo®réserver toutes les ressources du budget pour l’entr e 'tien et l’instruction d’une bonne et solide armée qui,définitive, sera toujours destinée à donner ou à rec^'voir le premier cboc qui, presque toujours, décide d 11sort d’une campagne. »
Sur la question extérieure, le ministre a été beaucoupplus réservé; cependant il ne m’a pas dissimulél’attitude de la Prusse lui paraissait toujours fort inq® etante, que ses armements étaient formidables, qu ed eles augmentait sans cesse par des efforts inouïs et h° rSde toutes porportions avec les ressources de sa popid ation et de ses finances. « Il est bien évident, ajoutait I eministre, qu’un pareil état de choses ne saurait duf ef ’qu’il est la conséquence de projets bien arrêtés et d 0lltl’exécution est fixée à bref délai ; nous ne devons à° fiCpas nous endormir, et la prudence la plus vulgaire noR scommande de nous tenir prêts à tout événement, k 3chose n’est pas facile, avec la tendance des esprits da psnotre pays, avec les idées de réduction de rarifl 66 ’d’économies sur le budget de la guerre, qui sontgrand cheval de bataille de tous les ennemis du g ° l1vernement et même de bon nombre de ses prétendamis; cependant j’espère arriver à des résultats saR sfaisants sans augmentation de dépenses, mais si®p^ment en modifiant légèrement notre organisation n » 1taire et en disposant nos troupes d’une manière p^