Band 
Tome second.
Seite
336
JPEG-Download
 

336 CORRESPONDANCE DU GÉNÉRAL DUCROT.

doute la Prusse reculera et cette fois encore fera ePsorte d’éviter la guerre » . La chose me paraît impossible-

Camp de Cliâlons, 14 juillet.

... . L’interpellation qui s’est produite hier à b 1Chambre n’a amené aucun résultat décisif; les ministre 5ont répondu d’une manière dilatoire, et les explicatio® 5sont remises à vendredi. Les journaux prussiens coiR 'mencent à tenir un langage fort insolent; les nôtres, aUcontraire, se divisent; l’esprit de parti fait oublier 1térêt du pays et réduit à néant les sentiments de patri°'tisme et d’honneur national. C’est un triste spectad 0que nous donnons à l’Europe . Il faut espérer que to» 4cela changerait si la lutte s’engageait. En attendant, u° smanœuvres continuent, généralement peu intéressan 4eSen elles-mêmes, moins intéressantes encore par sud 6de la surexcitation et des préoccupations qu’occasioR 013la situation politique si tendue.

A?

J’ai reçu deux lettres qui m’ont fait plaisir : l’une

• A(*

G..., qui me rappelle la promesse que je lui ai faitelui donner une place dans mon état-major si la l u ^ 0s’engage avec la Prusse ; l’autre de notre brave docte ufSarrazin (1). « Lui aussi sollicite au jour du devoir l’b 011

, J £

(1) Le docteur Sarrazin, médecin-major de l re classe, professeurFaculté de Strasbourg , répétiteur à l’École de santé militaire, 1 £

praticiens les plus dévoués et les plus habiles de ce corps médical di stlIî ^ equi s est acquis tant de droits à l’estime et à la reconnaissance de I af/i ^Dès le début de laguerre, le docteur Sarrazin fut, sur sa demande, 110111 ^médecin en chef de l'ambulance de la i re division du corp 5,