Band 
Tome second.
Seite
341
JPEG-Download
 

GUERRE DE 1870-1871.

341

P'iis le passage du Rhin par le gros do nos forces vers^lanheim.

Le général Ducrot, au contraire, avait eu occasion de sou-mettre à l’Empereur un plan de campagne dont les principalesdispositions se trouvent reproduites, et dans une lettre adresséemi maréchal Bazaine en 1868, et dans une autre lettrePressée en 1867 au général Frossard (1).

Dès l’arrivée du maréchal de Mac Mahon à Strasbourg , legénéral avait insisté pour lui faire comprendre combien il im-portait d’établir immédiatement une ou deux têtes de pont suria rive droite du Rhin , afin de contre-halancer les avantagesg l 'e donnaient aux Allemands leurs têtes de pont de Goblentz,Mayence et Gemmersheim. Lorsque les Allemands évacuèrent^ebl et firent sauter la culée du pont et les ouvrages d’art sur lar °ute d’Allemagne , le général, après une reconnaissance faite8 1r la rive droite du Rhin , s’empressa de rendre compte deCe t événement important au maréchal, et insista encore pourobtenir l’autorisation de faire passer quelques troupes sur la*' lVe droite et d’improviser une tête de pont à Kehl , à l’aide( b ; s nombreux canaux, digues et marais qui entourent cettePtace, et d’après un plan soigneusement étudié depuis long-te mps par notre génie militaire. Après cette première opéra-bon on pourrait encore se porter sur le Kaisersthul et établir

seconde tête de pont à Yieux-Brisach. Le maréchal^'Poussa ces propositions, disant qu’il n’avait pas d’ordres en'“ 6 s ens, et que, d’ailleurs, il n’aurait pas assez de troupes pour^nter pareille entreprise.

Si l’affaire se fût engagée de cette façon, il est probable queEmpereur, très incertain encore, aurait saisi le moment, et< b ,e toutes les troupes disponibles se seraient engagées sur lat * V(i droite du Rhin ; on marchait droit au Kniebis, véritable. ^ des montagnes de la forêt Noire ; on tournait Rastadt quibbt investi, et dont le siège était poussé rapidement ; puis on

Ges deux lettres ont été publiées plus haut, pages 181 et 230.