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Tome second.
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342 CORRESPONDANCE DU GENERAL DUCROT.

se portait sur Heidelberg et Wurtzbourg , où se sei’ait livre eune grande bataille, qui eût décidé du sort de la campagne.

Ce plan avait deux grands avantages :

1° Il détachait de la Prusse les États du sud de l’Allemagncet attirait à nous l’Autriche .

2° Il menaçait toutes les lignes et bases d’opérations del’ennemi, et une seule victoire nous donnait des résulta 13décisifs (I).

Pendant un instant, un peu plus tard, l’Empereur paraîtavoir eu l’idée de tenter quelque chose de ce genre; il voulaitpasser le Rhin aux environs de Manheim ; après quel<f ueSdémonstrations faites du côté de la Sarre, il aurait rabatterapidement tout le gros de nos forces sur le versant orientaldes Vosges , et aurait surpris le passage du fleuve.

Mais ce projet fut abandonné presque aussitôt que conçUisur l’observation de l’Intendance que nous n’avions pas d ap'provisionnements de biscuits. Si le fait est vrai, c’est un gi' an ,malheur, résultat d’une grosse erreur, car dans un pays aus s ‘riche que cette partie de la rive droite du Rhin , on eût troU vedes vivres en abondance pendant plusieurs jours, et l’Inte®dance aurait eu le temps de faire préparer et arriver tont ela quantité de biscuit nécessaire pour garnir nos bases d opration.

Mais il nous paraît évident que le point de Manheim e ‘mal choisi pour effectuer le passage : c’était trop bas, 1)011avions sur notre flanc droit la place de Rastadt, sur le A 3 * 1gauche celle de Mayence, et à dos le Rhin . En cas de reve *^notre retraite pouvait être désastreuse, et dans tous le snos lignes d’opérations étaient très menacées.

Dans le grand-duché de Rade, la population était sivaincue de l’arrivée prochaine des Français que, dan 3

(1) U y a lieu de remarquer que le général Ducrot proposait d e ^ {[ o,ter ce plan dès les premiers jours qui suivirent la déclaration de g ^ iJ] ' 1alors que les corps allemands étaient en pleine mobilisation etencore prêts à marcher.