GUERRE DE 1870-1871.
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ne pouvaient croire qu’une troupe si peu nombreuseeût suffi à les tenir si longtemps en respect.
Le prince royal a visité les officiers français blessés àl’ambulance provisoire de la ferme de Schobusch ; ila témoigné un grand respect pour la mémoire dugénéral Douay et complimenté les officiers sur la bra-voure de leurs troupes. Les officiers qui accompagnaientle prince ne pouvaient croire que huit bataillons seule-ment eussent pu défendre ainsi et la ville de Wissem-bourg et la position, que nous ne leur avions cédéesqu’après une si énergique résistance.
Le général commandant la brigade bavaroise entréedans Wissembourg invita le commandant Liand prison-nier à conserver son sabre en témoignage de l’estimeparticulière que lui inspirait l’énergique défense dubataillon du 74 e . Quatre cents ou cinq cents Allemandsblessés ou tués furent ramassés dans les vignes au nord-ouest de la ville ; ils n’avaient eu affaire qu’au bataillondu 74 e enfermé dans Wissembourg .
En exécution des ordres du maréchal, les débris dela division Douay et la première division, sous le com-mandement du général Ducrot, battirent en retraitele 5, et vinrent s’établir : la division Pellé (ancienneDouay) en réserve, la division Ducrot à gauche deFroeschwiller, entre ce village et Néchwiller; elle occu-pait l’extrême gauche de la ligne de bataille. Le généralDucrot, après avoir placé ses troupes, fit exécuterquelques abatis et travaux dans le défilé du Jaegerthal,pour entraver la marche de l’ennemi. Il conseilla aussi