GUERRE DE 1870-1871.
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11 ajouta qu’il avait demandé au maréchal s’il avaitdes ordres à me donner, et qu’il en avait reçu la réponsesuivante : « Dites au général Ducrot qu’il prenne sesdispositions pour protéger ma retraite soit par Douzv,soit par Gai’ignan; je ne peux pas encore savoir ce queje ferai. Dans tous les cas, qu’il fasse filer l’Empereurau plus vite vers Sedan . »
Il y a 12 kilomètres de Douzy à Carignan; prendredes dispositions pour protéger la retraite sur l’un oul’autre point, n’était pas chose facile...
Voici ce que je décidai après un instant de réflexion :
.J’envoyai le capitaine de Néverlée dans la direc-tion de Douzy porter l’ordre aux deux divisions Wolf etL’Hériller de rester à Douzy ou d’y retourner si ellesl’avaient dépassé, et de prendre les dispositions néces-saires pour protéger la retraite du maréchal; je fismasser à l’ouest du village de Carignan tous les bagages,Voitures, artillerie et autres impedimenta; enfin je dis-posai mes deux divisions le mieux possible entre Cari-gnan et Blagny, et je fis même monter de l’artilleriesur la hauteur des Tilleuls, puis je me rendis chezl’Em-peur avec Bossan. Sa Majesté ne voulait pas croire à lanouvelle apportée par mon aide de camp. Elle lui en fitrépéter le récit plusieurs fois et répétait toujours : « Maisc ’est impossible, nos positions étaient magnifiques! »Enfin, j’insistai pour que l’Empereur partît immé-diatement par le chemin de fer pour Sedan . Sa Majestés’y refusa d’abord, disant qu’elle voulait faire sa retraitenvec mes deux divisions. Je fis observer que ma posi-