GUERRE DE 1870-1871.
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Toutefois, un certain nombre de voitures d’adminis-tration et d’artillerie restèrent de l’autre côté d’Illy etpurent filer sur Mézières, lorsqu’elles virent la tournureque prenait la bataille.
Quant aux divisions Wolf et L’Hériller, elles furentrencontrées à Douzy par le maréchal de Mac Mahon , quileur donna l’ordre de filer directement sur Sedan ; desorte qu’elles ne purent me rejoindre à Francheval. Ilest certain que le chemin d’Illy à Fleigneux, Bosseval,Bois-Gondé, La Granville, etc., a été libre jusqu’à onzeheures du matin ; que, de onze heures à une heure, il n’aété occupé que par l’artillerie ennemie soutenue seule-ment par quelques escadrons. (Ce détail m’a été donnépar le général de Blümenthal lui-même, lorsque je l’aivu à Donchéry .)
Nous avions marché lestement et dans un ordre par-fait jusqu’à hauteur de Francheval; mais, arrivés là,nous trouvâmes la route encombrée par plusieurs co-lonnes de cavalerie et par les bagages des 5 8 et 12 e corps,qui, se trouvant canonnés par l’ennemi sur la route dela vallée, durent se jeter en désordre vers la route de lamontagne, à hauteur de Douzy. J’échelonnai mes trou-pes et mon artillerie sur les hauteurs entre Franchevalet Villers-Cernay, de manière à protéger la retraite detous ces fuyards, et je restai en position jusqu’au mo-ment où la route me sembla dégagée ; je repris alorsma marche sur Illy, où je tenais à arriver avant la nuit.Fêtais à environ deux kilomètres de Givonne, c’est-à-dire à une heure d’Illy, lorsque je fus rejoint par le