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Tome second.
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GUERRE DE 1870-1871.

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l’énergie nécessaire pour continuer cette terrible lutte ?En aura-t-il les moyens? Je le désire sans oser l’espérer.Jamais, à aucune époque de son histoire, la France n’asubi de pareils désastres, et, il faut bien le dire, c’estpar l’impéritie, par la faiblesse de ceux qui dirigeaientses armées. Un jour, l’histoire dira toute la vérité surcette désastreuse bataille de Sedan , et mes enfants sau-ront que, si mes conseils avaient été écoutés, si lesordres que j’avais donnés au moment où j’ai pris lecommandement, après la blessure de Mac Mahon ,avaient été exécutés, non seulement l’armée eût étésauvée, mais peut-être même eussions-nous remportéun succès relatif!

Wimpffen , arrivé la veille, avait en poche des lettresdu ministre qui lui conféraient le commandement. Il1 a revendiqué, et je n’ai pas cru devoir élever de con-testation en un pareil moment; mais je l’ai adjuré, auUom du salut de l’armée, de laisser continuer le mou-vement de retraite qui était en cours d’exécution et deconcentrer toute l’armée sur le village d’Illy, véritableclef de la position.

Avec une incroyable outrecuidance, il n’a tenu aucuncompte de mes avis, a prescrit un mouvement tout con-traire à celui que j’avais ordonné, a jeté toute l’arméedans une confusion indicible, et enfin a laissé à l’en-nemi toutes les facilités pour nous envelopper complè-tement et nous rejeter dans ce trou de Sedan , où plusquatre cents bouches à feu écrasaient cette cohue^ hommes, chevaux, voitures, caissons, tellement serrés