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Tome second.
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GUERRE DE 1870-1871.

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leur grand manteau porté en sautoir ; puis ils attendirentle maire qui ne pouvait manquer d’apparaître tôt outard.

On devine la surprise de ce dernier et ses exclama-tions lorsqu’il trouva sa porte close. Les fugitifs, ayantcompris à qui ils avaient affaire, ouvrirent et, se faisantreconnaître sous leur travestissement, lui exposèrent lasituation. Le maire, songeant aux cinq officiers supé-rieurs allemands installés dans sa maison même et quidevaient être rejoints dans la soirée par un généralmecklembourgeois, insista près du général Ducrot pourque celui-ci ne prolongeât pas son séjour, en raison duterrible voisinage ! Mais le général et ses deux compa-gnons se décidèrent à rester : la fuite n’était pas pos-sible avant la tombée de la nuit. On conçoit quelle émo-tion poignante dut s’emparer alors des quatre interlocu-teurs, au cours de cet entretien échangé à voix basse, oùchacun pouvait mesurer et l’étendue de son devoir et ledanger ! Le maire conduisit ses hôtes au bout du jardin,dans une petite cabane de jardinier, contiguë à unposte occupé par une trentaine de Prussiens, et s’éloi-gna en recommandant le silence. Il revint peu de tempsaprès, apportant du pain, une bouteille de vin et unPoulet froid; puis il quitta définitivement le général, enfournissant quelques explications sur la direction àsuivre pour s’échapper, et sur les personnes auxquelles°n pourrait pendant la route s’adresser sûrement.

Enfin, le soir, à huit heures, le général Ducrot sortit,ouvrant la marche. M. Bossan partit à huit heures cinq