— 186 —
classe compromettaient la sécurité des habitants et l’hy-giène des quartiers environnants. Il importait donc de lestransférer vers le périmètre de la capitale sur un empla-cement convenable relativement à l’agglomération de lapopulation et de chercher à réunir plusieurs de ces abat-toirs dans un seul édifice à proximité du marché auxbestiaux futur afin de mieux assurer l’approvisionnement,l’économie des frais de transport et la facilité des opéra-tions du commerce.
De ces dix anciens abattoirs, il n’en subsiste plus quetrois sur la rive gauche de la Seine, ceux de Villejuif et deGrenelle pour les bœufs et les moutons, et celui des Four-neaux pour les porcs. Une partie de celui de Villejuif estaffecté à l’abattage des chevaux.
La création de l’abattoir général fut décidée en 1859,la construction commença en septembre. 1863, et cetétablissement fut livré à l’exploitation, le 1 er janvier 1867.
Sa longueur, depuis la rue de Flandres jusqu’au canalde l’Ourcq, est de 450 mètres; sa largeur sur la rue deFlandres, de 200 mètres, celle transversale au droitde la quatrième rue, de 480 mètres, et celle à l’extré-mité sur le canal, de 445 mètres.
Cette surface irrégulière est de 19 hectares; une partiesur la rue de Flandres a la forme d’un trapèze et l’autreà la suite celle d’un parallélogramme.
Les constructions couvrent une surface de 57 140 mètreset, l’abattage des bestiaux s’y opère, sans encombrement,pour la consommation des quatre cinquièmes des habitantsde Paris.
Afin de relier cet établissement à tous les chemins de fer,on a prolongé, le long de la route militaire, avec pontlevant sur le canal, les voies ferrées du marché aux bes-tiaux, branchées sur le chemin de fer de ceinture de Paris.