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Exposition universelle de 1878 : notices sur les objets et documents exposés par les divers services de la ville de Paris et du Département de la Seine
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classe compromettaient la sécurité des habitants et lhy-giène des quartiers environnants. Il importait donc de lestransférer vers le périmètre de la capitale sur un empla-cement convenable relativement à lagglomération de lapopulation et de chercher à réunir plusieurs de ces abat-toirs dans un seul édifice à proximité du marché auxbestiaux futur afin de mieux assurer lapprovisionnement,léconomie des frais de transport et la facilité des opéra-tions du commerce.

De ces dix anciens abattoirs, il nen subsiste plus quetrois sur la rive gauche de la Seine, ceux de Villejuif et deGrenelle pour les bœufs et les moutons, et celui des Four-neaux pour les porcs. Une partie de celui de Villejuif estaffecté à labattage des chevaux.

La création de labattoir général fut décidée en 1859,la construction commença en septembre. 1863, et cetétablissement fut livré à lexploitation, le 1 er janvier 1867.

Sa longueur, depuis la rue de Flandres jusquau canalde lOurcq, est de 450 mètres; sa largeur sur la rue deFlandres, de 200 mètres, celle transversale au droitde la quatrième rue, de 480 mètres, et celle à lextré-mité sur le canal, de 445 mètres.

Cette surface irrégulière est de 19 hectares; une partiesur la rue de Flandres a la forme dun trapèze et lautreà la suite celle dun parallélogramme.

Les constructions couvrent une surface de 57 140 mètreset, labattage des bestiaux sy opère, sans encombrement,pour la consommation des quatre cinquièmes des habitantsde Paris.

Afin de relier cet établissement à tous les chemins de fer,on a prolongé, le long de la route militaire, avec pontlevant sur le canal, les voies ferrées du marché aux bes-tiaux, branchées sur le chemin de fer de ceinture de Paris.