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Exposition universelle de 1878 : notices sur les objets et documents exposés par les divers services de la ville de Paris et du Département de la Seine
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pour une somme de 330,000 francs, dont les deux tierssont payés par les limonadiers pour l’installation detables et de chaises devant les cafés, et l’autre tiers parles boutiquiers pour leurs étalages, ou par certains petitsmarchands et commissionnaires décrotteurs.

Pour chacune de ces catégories de concessionnaires, plu-sieurs variations ont eu lieu dans les tarifs ou dans l’éten-due des emplacements pouvant être concédés. Ainsi, lesredevances des limonadiers, qui varient de 5 à 30 francspar mètre superficiel, suivant l’importance de la voie etla valeur vénale des terrains, avaient été augmentées de30 0/0 par délibération du Conseil municipal, du 27décembre 1873 ; mais cette augmentation a été suppriméepour 1876 par une autre délibération du 13 août 1873.Les recettes de 1876 se sont trouvées ainsi ramenées à300,000 francs environ, ce qui était le chiffre antérieur à1873, année où elles avaient été, exceptionnellement, deplus de 41)0,000 francs.

Quant aux boutiquiers, ce n’est que récemment qu’ilsont été autorisés à faire des étalages ayant une largeurmaximum de 0 m ,50. (Délibération du 27 décembre 1873).Auparavant, tout étalage était interdit ou limité à 0 m ,16.(Ordonnance du 23 décembre 1823). Mais cette autorisa-tion ne leur a été accordée que sous la condition depayer une redevance, fixée d’après les mêmes bases quecelles adoptées pour les débitants de boissons. Cetteinnovation a eu pour résultat d’accroître les recettes de laVille et a été accueillie avec satisfaction par de nombreuxcommerçants, qui étaient autrefois absolument privés dela faculté d’étalages. Aussi, le nombre des concession-naires augmente-t-il chaque jour.

On exige également des petits étalagistes ou commis-sionnaires décrotteurs une redevance minime et les auto-