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bitume de 0 m ,015 d’épaisseur ; les solives et les plate-lages sont en bois de chêne goudronné. Deux garde-corps ornés de candélabres limitent sur le plancher lalargeur du passage à 6 m ,50.
Les membrures inférieures retombant en arc de cha-que côté d’une pile, présentent, au-dessus de cette pile,une partie horizontale de l m ,80 de longueur appuyée surle sommier en tôle qui couronne la pile et sur les consolesrivées à ce sommier.
Pour éviter les efforts latéraux qui pourraient se pro-duire sur la pile par suite des flexions de la charpentesous les charges dissymétriques, les embases en fontedu sommier sont légèrement arrondies, de manière à nepas former obstacle aux déformations élastiques et à netransmettre aux piles que des pressions verticales appli-quées suivant leurs axes.
La liberté de dilatation linéaire du système est assurée,sur les culées, par un double jeu de rouleaux entre les-quels la poutre ne peut se mouvoir que dans le senshorizontal et, au milieu de chaque travée centrale, parla forme ovalisée donnée aux trous des brides du boulonde jonction, qui prévient ainsi la dénivellation du tabliersans compromettre sa libre dilatation dans le sens hori-zontal .
Les pièces de la charpente métallique, préparées àl’usine, ont été montées à l’aide de ponts de serviceétablis sur pilotis.
Les épreuves des ponts de Passy ont été faites sous descharges uniformément réparties par travées et demi-tra-vées à raison de 400 kilog. par mètre superficiel. Cesépreuves ont accusé, d’accord avec les indications de lathéorie, des flexions atteignant au boulon central 0 m ,07,dans le petit bras, et 0 m ,41 dans le grand bras; mais les