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Exposition universelle de 1878 : notices sur les objets et documents exposés par les divers services de la ville de Paris et du Département de la Seine
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plus frappant. Ces marécages sont dus à ce que la rivièreest alimentée surtout par des sources et qu’elle n’éprouve,par conséquent, ni crues violentes, ni débordementsd’eaux limoneuses. J’ai démontré ailleurs (1), que les valléesà fond tourbeux ne se trouvaient que dans les bassinsdont le sol est formé surtout de terrains perméables :les eaux pluviales ne ruisselant presque jamais à lasurface de ces terrains, les cours d’eau y sont sans vio-lence et ne peuvent ni balayer les fonds de vallées couvertspar leurs crues, ni se creuser des lits profonds. Lesvégélaux aquatiques croissent donc en toute liberté surleurs rives, leurs débris s’y accumulent sans obstacle etforment la tourbe. Les marais ne se trouvent jamais aufond des vallées des bassins dont le sol est imperméable,parce que les eaux pluviales y ruisselant à la surface dusol, les cours d’eau y éprouvent des crues violentes quicreusent des lits profonds et emportent les détritus desherbes aquatiques.

Le bassin de l’Ourcq offre un intéressant spécimen decette double disposition. En amont de Fère-en-Tardenois ,il se compose de terrains imperméables : il n'y a pas demarais dans cette partie de la vallée ; les sources y sontsans importance et la rivière est mal alimentée en été.En aval de Fère, les terrains les plus étendus sont per-méables. Les marais et les tourbières prennent de plus enplus d’importance à mesure qu’on descend ; les sourcesdeviennent considérables. La rivière est bien alimentéeen été, ses eaux sont abondantes, mais la tourbe leurcommunique une odeur et une saveur bien connues,celles des marécages, ce qui les rend peu agréables àboire. Elles ne conviennent donc guère à l’alimentation

(1) Voyez le Bassin parisien aux âges antéhistoriques, page 125.