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d’une ville. A ce grave inconvénient s’en joint un autre,très-fâcheux au point de vue de l’exécution des travaux :le fond de la vallée de l’Ourcq est tapissé, sous la tourbe,d'une couche épaisse d’argile glaiseuse, surtout depuis lePort-aux-Perches, point où la rivière commence à êtrenavigable, jusqu’à Lizy. Quand même on ne verrait pas,de distance à autre, les affleurements de cette argile, saprésence serait indiquée par les noms caractéristiques deplusieurs villages ou hameaux : Silly-la-Poterie, Marnoue-la-Poterie, Marnoue-les-Moines, etc. A La Ferté-Milon , endonnant un coup de sonde au fond de la vallée, ontrouve d’abord la tourbe, puis une couche d’argilebleuâtre alternant avec des lignites, sous laquelle on ren-contre une nappe d’eau jaillissante. Ces caractères sontceux des couches des terrains tertiaires, inférieurs, aux-quelles on a donné le nom d 'argile plastique.
La présence de ces deux terrains, si redoutés desingénieurs, la tourbe et l’argile plastique, ont été un grandobstacle à la construction des ouvrages destinés à rendrela rivière navigable. L’Ourcq donne donc une mauvaiseeau potable, et les constructions sont mal assises aufond de sa vallée. La ville de La Ferté-Milon , construiteau travers du marais, est un curieux exemple de cesbâtisses crevassées, lézardées, penchant, les unes à gau-che, les autres à droite, d’escaliers et de parquetsdéversés et de fenêtres et portes refusant de se fermer oude s’ouvrir.
Travaux entrepris en — C’est pour n’avoir pas
connu cette mauvaise nature du sol, que le Bureau dela Ville a éprouvé un échec complet dans les premierstravaux entrepris pour rendre la rivière navigable entreLa Ferté-Milon et Lizy.
C’était en 1528; à cette époque désastreuse de notre
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