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Exposition universelle de 1878 : notices sur les objets et documents exposés par les divers services de la ville de Paris et du Département de la Seine
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génieurs, se rendirent « à la barrière de la Villette ; il y futposé, en leur présence, un repère élevé de 25 m ,75 au-dessusdes basses eaux de la Seine (zéro de l’échelle du pont dela Tournelle), hauteur à laquelle devaient être soutenuesles eaux du grand réservoir (bassin de la Villette ). »

A la suite de cette inauguration de l’ouverture destravaux, l’ingénieur en chef reçut les ordres les pluspressants de donner aux ateliers le plus grand dévelop-pement possible; on lui faisait entrevoir que le PremierConsul pourrait bien visiter les lieux. C’est ainsi quecommença, avec l’activité fiévreuse des hommes de cetteépoque, une des plus grandes entreprises de la Ville deParis , qui, par la force des événements, ne fut cependantterminée qu’en 1822.

Opposition de l'Assemblée des Ponts et Chaussées. — Gau-they et Bruyère. — Quelques mois après, un premiermémoire de Girard, justifiant le tracé adopté entre Paris et les bois Saint-Denis, fut soumis à l’Assemblée desPonts et Chaussées. Gauthey fut chargé du rapport quiconcluait ainsi : « Les règles de l’art n’avaient pas étérigoureusement observées dans le tracé.., ce qui provenaitvraisemblablement de la trop grande promptitude aveclaquelle les travaux avaient été entrepris. »

Au fond, Gauthey était d’accord avec Girard, et ilpensait que le canal de l’Ourcq devait être à la fois unporteur d’eau et une voie navigable à petite section. Sison rapport et la critique qui le terminait avaient étéadoptés par le Conseil, il est probable que bien des diffi-cultés se seraient aplanies ; mais ce n’était pas l’affaire deM. Bruyère, cet adversaire acharné du canal de l’Ourcq.Cet ingénieur pensait, avec raison, que l’eau distribuéedans une ville doit être non-seulement salubre , maisencore agi'éable, c’est-à-dire fraîche et limpide, ce qui