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Exposition universelle de 1878 : notices sur les objets et documents exposés par les divers services de la ville de Paris et du Département de la Seine
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La pente totale de la Boucle-de-Marne a été augmentée,à l’aval du souterrain, par le barrage érigé à Joinville unpeu au-dessous de la tête amont. Aujourd’hui, grâce auxtravaux d’exhaussement du barrage, exécutés aux frais dela Ville de Paris , cette chute est de 4 m ,10 en moyenne.L’ancienne chute, qui était d’environ 1 mètre moins élevée,avait été vendue par l’État, le 14 avril 1822, moyennantla somme de 655 200 francs, à M. Dageville; elle étaitdevenue la propriété de MM. Darblay et Béranger, qui,en 1863, proposèrent de la vendre à la Ville de Paris . Cettechute faisait marcher, au moyen de l’eau de la Marne ,sur la rive gauche du canal, un moulin à 40 paires demeules, et, sur la rive droite, un autre moulin de 12paires de meules, une fdature de coton, une fdature delaine, un laminoir de zinc, une fabrique de limes et unescierie. La force légale de la chute n’atteignait pas 200chevaux.

La proposition de MM. Darblay et Béranger fut accep-tée, après un traité conclu entre l’État et la Ville, traitéqui augmentait beaucoup la puissance de la chute. Voici,en effet, quelle était la situation des lieux: l’État, envendant, en 1822, la chute du canal de Saint-Maur auxprédécesseurs de MM. Darblay et Béranger, leur concéda ledroit d’y puiser l’eau qui devait actionner leurs moteurs,en produisant dans le souterrain une vitesse de 0 m ,55par seconde, au maximum. Lorsque les usines furentconstruites, on reconnut que cette vitesse paralysaitabsolument la navigation. Aucun bateau, même vide, nepouvait franchir le souterrain à la remonte. Il s’établitune sorte de convention entre les usiniers et les mari-niers. Lorsqu’un bateau montant se présentait à la têted’aval du souterrain, toutes les usines s’arrêtaient. Mais,par compensation, les moteurs, lorsque le canal était