Les conduites doivent être divisées par biefs, pour éviterqu’un travail à y faire sur un point entraîne un arrêtde service sur toute leur longueur. Elles sont donc muniesde robinets de partage espacés de quatre à cinq centsmètres, et comme, en général, elles sont alimentées parles deux bouts, on peut isoler et mettre à sec un biefquelconque sans arrêter le service des autres. Les disposi-tions des robinets sont les mêmes pour tous les diamètresau-dessus de 0 m 10 (voir pour ces robinets, au pavillonde la Ville le n° 590, et à l’annexe du bord de la Seinela série complète, n° 603).
L’obturateur est un disque en fonte qui, pour fermerla conduite, vient se placer dans sa section droite et seserrer entre deux glissières en bronze; et qui, pour l’ou-vrir, s’élève tout entier au-dessus d’elle, dans un dômeque porte la partie supérieure du robinet.
Le mouvement est obtenu au moyen d’une vis, quitraversant dans une boîte à étoupe le sommet du dôme,se termine au dehors par un carré, destiné à recevoir laclef de manœuvre. Cette vis, prise à sa tête dans uncollet fixe, fait monter ou descendre comme un écrou ledisque obturateur, qu’elle traverse et qui est fileté sur elle.
Les robinets de partage, ayant pour but de diviser lesconduites en tronçons pour qu’ils puissent se vider ou seremplir isolément, sont toujours accompagnés de deuxrobinets plus petits ; en amont, un robinet posé sous laconduite, pour servir de décharge au bief supérieur; enaval, un robinet posé sur sur la conduite pour échappe-ment de l’air du bief inférieur.
Enfin, pour les grands diamètres, un dernier organeest nécessaire, car la vanne d’un très-gros robinet, sou-mise à la pression de l’eau sur une face et pas surl’autre, serait presque impossible à ouvrir.