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On relie donc les deux biefs au moyen d’un tuyau defaible diamètre qui va de l’amont à l’aval du robinetprincipal, et qui lui-même est muni d’un autre robinet.Ce dernier, en raison de son petit diamètre, peut semanœuvrer sous la pression ; il sert à équilibrer lacharge dans les deux biefs pour rendre possible la ma-nœuvre de la vanne principale.
Pour les conduites de l m 10, ces installations formentun ensemble assez considérable, dont une courte visite àl’annexe du bord de la Seine (n° 599), donne une idéebeaucoup plus nette que ne peut le faire aucune descrip-tion. On y voit en même temps comment les tuyaux semettent en place au moyen d’un chariot à triple mouve-ment, qui donne à leur pose une grande précision.
2° Conduites en ciment. — Il n’y en a qu’une dansla canalisation de Paris, mais c’est précisément laplus grosse du réseau, c’est-à-dire la conduite de l m 30de diamètre qui forme la tête de la distribution d’eaude Vanne.
A l’époque où on l’a construite (1873), les fontesétaient chères, et comme les usines n’avaient pas fait detuyaux de plus de l m 10, la création d’un outillage spé-cial aurait encore grevé les prix.
Dans ces conditions, la conduite ne devant être sou-mise qu’à une charge de 22 mètres, il y avait grandeéconomie à la construire en béton de ciment, mais onestimait ne pouvoir le faire sans imprudence qu’à lacondition :
1° De trouver pour la fabrication de ce béton unprocédé offrant des garanties absolues contre toutemalfaçon ;
2° D’employer le ciment Portland, dont la prise lenterendait inapplicables les procédés ordinaires de construc-