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tion des conduites en béton. Il fallait, en effet, avec ceciment, laisser chaque anneau quarante-huit heures surcintre, de sorte que pour couler, par exemple, six an-neaux par jour, on devait commencer en six points dif-férents, et prolonger ensuite chacun de ces six anneauxd’attaque alternativement par chacune de leurs extrémités,pour ne revenir en un même point que tous les deuxjours.
Il fallait donc trouver pour la fabrication du béton unprocédé qui fût à la fois mécanique, — rapide, — très-mobile.
Mécanique; — parce que la malfaçon la plus localeaurait amené un désastre, et que les machines sontseules exemptes de distractions et de négligences.
Rapide; — parce que chaque anneau, d’un volume de25 mètres cubes à peu près, devrait, pour former monolithene commencer sa prise qu’après remplissage complet dumoule.
Très-mobile; — parce qu’il fallait se déplacer six foispar jour.
Le problème a été résolu au moyen d’un appareil nou-veau, qui a un intérêt pratique à cause de son applica-tion possible à tous les travaux de béton quelle que soitleur nature. Il est représenté dans le pavillon de la Ville,par un modèle au 1/10 (n° 592) et figure lui-même,prêt à fonctionner, à l’annexe du bord de la Seine
( n °s et 612 ).
Cet appareil consiste essentiellement en un cylindre entôle, sans aucun organe intérieur, monté, dans une posi-tion très-inclinée, sur un axe de rotation horizontal.
Dans ce cylindre, on met en une seule fois toutes lesmatières nécessaires au béton, pierre, sable, ciment eteau, et on le fait tourner.
Les matières subissent à la fois une rotation, et, à
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