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Handbuch der älteren und neueren französischen Litteratur : mit biographischen Notizen über die Schriftsteller und erläuternden Anmerkungen für die oberen Klassen der Gelehrten- und Realschulen / v. C. G. Hölder
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5
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Corneille.

D. Rodrigue.

Parlons bas, ecoute.

Sais-tu que ce vieillard fut la meine vertu,

La vaillance et lhonneur de son temps? Le sais-tu?Le Comte.

Peut-etre.

D. Rodrigue.

Cette ardeur que dans les yeux je porte,Sais-tu que cest son sang? Le sais-tu?

Le Comte.

Que mimporte?

D. Rodrigue.

A quatre pas d'ici je te le fais savoir.

Le Comte.

Jeune presomptueux!

D. Rodrigue.

Parle sans temouvoir.

Je suis jeune, il est vrai, mais aux ames bien neesLa valeur nattend pas le nombre des annees.

Le Comte.

Te mesurer ä moi! Qui ta rendu si vain,

Toi quon na jamais vu les armes a la main?

D. Rodrigue.

Mes pareils ä deux fois ne se font pas connaitre,

Et pour leur coup dessai veulent des coups de maitre.Le Comte.

Sais-tu bien qui je suis?

D. Rodrigue.

Oui: tout antre que moiAu seul bruit de ton nom pourrait trembler deffroi.Mille et mille lauriers dont ta tete est couverteSemblent porter ecrit le destin de ma perte;

Jattaque en temeraire un bras toujours vainqueur;Mais jaurai trop de force ayant assez de coeur.

A qui venge son pere il nest rien dimpossible;

Ton bras est invaincu, mais non pas invincible.

Le Comte.

Ce grand coeur qui parait aux discours que tu tiens,Par tes yeux, chaque jour, se decouvrait aux miens;Et croyant voir en toi lhonneur de la Castille,

Mon ame avec plaisir te destinait ma fille.

Je sais ta passion, et suis ravi de voir

Que tous ses mouvements cedent a ton devoir,