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XVII. Jahrhundert.
D. Fernand.
Prends du repos, ma fille, et calme tes douleurs.Chimene.
M’ordonner du repos, c’est croitre mes malheurs.
Scene aus China.
Acte V.
Scene I.
Auguste, Cinna.
Augu ste.
Prends un siege, Cinna, prends; et, sur toute cliose,Observe exacteinent la loi que je t’impose:
Prete, sans me troubler, l’oreille a mes discours;D’aucun mot, d’aucun cri, n’en interromps le cours;Tiens ta langue captive; et si ce grand sileneeA ton emotion i'ait quelque violence,
Tu pourras me repondre, apres, tout ä loisir.
Sur ee point seulement contente mon desir.
Cinna.
Je yous obeirai, seigneur.
Auguste.
Qu’il te souvienneDe garder ta parole; et je tiendrai la mienne.
Tu vois le jour, Cinna; mais ceux dont tu le tiexsFurent les ennemis de mon pere, et les mieus:
Au milieu de leur camp tu regus la naissance;
Et lorsqu’apres leur mort tu vins en ma puissance,Leur haine, enracinee au milieu de ton sein,
T’avait mis contre moi les armes a la main.
Tu f'us mon ennemi meine avant que de naitre,
Et tu le fus encor quand tu me pus conuaitre;
Et 1’inclination jamais n’a dementiCe sang qui t’avait fait du contraire parti:
Autant que tu l’as pu, les effets l’ont suivie.
Je ue m’en suis veng6 qu’en te donnant la vie:
Je te fis prisonnier pour te combler de biens;
Ma cour fut ta prison, mes faveurs tes liens.
Je te restituai d’abord ton patrimoine;
Je t’enrichis apres des depouilles d’Antoine;
Et tu sais que depuis a chaque occasion