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XVII. Jahrhundert.
marquis dont nous avons parle: le bei assemblage que ce serait d’uneprecieuse et d’un turlupin!
U. Veux-tu te taire? La voici.
Scfene III.
Climene, Uranie, Elise, Galopin.
U. Vraiment, c’est bien tard que . . .
C. He! de grace, ma chere, faites-moi vite donner un siege.
U. (a Galopin). Un fauteuil promptement.
C. Ah! mon Dieu!
U. Qu’est-ce'donc?
C. Je n’en puis plus.
U. Qu’avez-vous?
C. Le cceur me manque.
U. Sont-ce vapeurs qui vous ont pris?
C. Non.
U. Voulez-vous qu’on vous d61ace ?
C. Mon Dieu! non. Ah!
U. Quel est donc votre mal? et depuis quand vous a-t-il pris?
G. II y a plus de trois heures, et je l’ai apporte du Palais-royal.
U. Comment?
C. Je viens de voir pour mes peches cette mechante rapsodie del’Ecole des Femmes. Je suis encore en defaillance du mal de coeurque cela m’a donue; et je pense que je n’en reviendrai de plus dequinze jours.
E. Voyez un peu comme les maladies arrivent sans qu’on y songe!
U. Je ne sais pas de quel temperament nous sommes ma Cousineet moi; mais nous fumes avant-hier ä la meine piece, et nous en revin-'mes toutes deux saines et gaillardes.
C. Quoi! vous l’avez vue?
U. Oui, et ecoutee d’un bout a l’autre.
C. Et vous n’en avez pas ete jusques aux convulsions, ma chere?
U. Je ne suis pas si delicate, Dieu raerci; et je trouve pour moique cette comedie serait plutöt capable de guerir les gens que de lesrendre malades.
C. Ah! mon Dieu! que dites-vous la? Cette proposition peut-elle etre avancee par une personne qui ait du revenu en sens commun?Peut-on impunement, comme vous faites, rompre en visiere älaraison?Et, dans le vrai de la chose, est-il un esprit si affame de plaisanterie,qu’il puisse täter des fadaisesdont cette comedie est assaisonnee? Pourmoi, je vous avoue que je n’ai pas trouve le moindre grain de sei danstout cela.
E. Mon Dieu! que tout cela est dit elegamment! J’aurais cruque cette piece etait bonne: mais madame a une eloquence si persua-