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Handbuch der älteren und neueren französischen Litteratur : mit biographischen Notizen über die Schriftsteller und erläuternden Anmerkungen für die oberen Klassen der Gelehrten- und Realschulen / v. C. G. Hölder
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Moliere.

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sive, eile tourne les clioses dune maniere si agreable, quil faut etrede son sentiment malgre quon en ait.

U. Pour moi, je nai pas tant de oomplaisance; et pour dire mapensäe, je tiens cette comedie une des plus plaisantes que lauteur aitproduites.

0. Ah! vous me faites pitie de parier ainsi, et je ne saurais voussoufi'rir cette obscurite de disceruenient. Peut-on, ayant de la vertu,trouver de lagräment dans une piece qui tient sans cesse la pudeur enalarme, et salit a tout moment limagination?

E. Les jolies fa^ons de parier que voilä! Que vous etes, ma-dame, une rüde joueuse en critique! et que je plains le pauvre Molierede vous avoir pour ennemie!

C. Croyez-moi, ma cliere, corrigez de bonne foi votre jugement;et, pour votre honneur, nallez point dire par le monde que cette co-medie vous ait plu.

U. Moi, je ne sais pas ce que vous y avez trouve qui blesse lapudeur.

C. Ilelas! tout; et je mets en fait quune honnete femme ne lasaurait voir sans confusion, tant jy ai decouvert dordures et de saletes.

U. II faut donc que pour les ordures vous ayez des lumieres queles autres nont pas; car, pour moi, je ny en ai point *vu.

C. Cest que vous ne voulez pas y en avoir vu, assurement; carenfin toutes ces ordures, Dieu merci, y sont ä visage decouvert. Ellesnont pas la moindre enveloppe qui les couvre, et les yeux les plusliardis sont eflrayes de leur nudite.

Scene IV.

Le Marquis, Climene, Uranie, Elise, Galopin.

G. (ä la porte de la chämbre). Arretez, sil vous plait, monsieur.

Le M. Tu ne me connais pas, sans doute!

G. Si fait, je vous connais; mais vous nentrerez pas.

Le M. Ali! que de bruit, petit laquais!

G. Gela nest pas bien de vouloir entrer malgre les gens.

Le M. Je veux Voir ta maitresse.

G. Elle ny est pas, vous dis-je.

Le M. La voilä dans sa chambre.

G. II est vrai, la voilä: mais eile ny est pas.

U. Quest-ce donc quil y a?

Le M. Cest votre laquais, madame, qui fait le sot.

G. Je lui dis que vous ny etes pas, madame; et il ne veut paslaisser dentrer.

U. Et pourquoi dire ä monsieur que je ny suis pas?

G. Vous me grondätes lautre jour de lui avoir dit que vousy etiez.