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Handbuch der älteren und neueren französischen Litteratur : mit biographischen Notizen über die Schriftsteller und erläuternden Anmerkungen für die oberen Klassen der Gelehrten- und Realschulen / v. C. G. Hölder
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Moliäre.

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les sentiments de madame (montrant Climene), il ne trouvera pas mauvaisque je combatte les siens.

E. Quoi! vous voyez contre vous madame, monsieur le marquiset monsieur Lysidas; et vous osez resister encore! Fi! que cela estde mauvaise grace!

C. Voilä qui me confond, pour moi, que des personnes raison-nables se puissent mettre en tcte de donner protection aux sottises decette piece.

Le M. Dieu me damne! madame, eile est miserable depuis lecommencement jusquä la fin.

D. Cela est bientöt dit, marquis. II nest rien plus aise que detrancher ainsi; et je ne vois aucune chose qui puisse etre ä couvert dela souverainete de tes decisions.

Le M. Parbleu! tous les autres comediens qui etaient pour lavoir en ont dit tous les maux du monde.

D. Ah! je ne dis plus mot; tu as raison, marquis. Puisque lesautres comediens en disent du mal, il faut les en croire assuvement: cesont tous gens eclaires et qui parlent sans interet. Il ny a plus rienä dire, je me rends.

C. Rendez-vous, ou ne vous rendez pas, je sais fort bien quevous ne me persuaderez point de souffrir les immodesties de cettepiece, non plus que les satires desobligeantes quon y voit contre lesfemmes.

U. Pour moi, je me garderai bien de men offenser, et deprendrerien sur mon compte de tout ce qui sy dit. Ces sortes de satirestombent directement sur les moeurs, et ne frappent les personnes quepar reflexion. Nallons point nous appliquer ä nous-memes les traitsdune censure generale; et profitons de la legon, si nous pouvons, sansfaire semblant quon parl^ anous. Toutes les peintures ridicules quonexpose sur les tlieätres doivent etre regardees sans chagrin de tout lesmonde. Ce sont miroirs publics il ne faut jamais temoigner quon;se voie; et cest se taxer hautement dun defaut que se scandaliserjquon le reprenne.

C. Pour moi, je ne parle pas de ces clioses par la pavt que jyjpuisse avoir, et je pense que je vis dun air dans le monde a ne pasfcvaindre detre cherchee dans les peintures quon fait la des femmes[qui se gouvernent mal.

! E. Assurement, madame, on ne vous y cherchera point. Votrebonduite est assez connue, et ce sont de ces sortes de choses qui nejpont contestees de personne.

i U. (ä Climene). Aussi, madame, nai-je rien dit qui aille a vous;fet mes paroles, comme les satires de la comedie, demeurent dans lathese genörale.

| C. Je nen doute pas, madame. Mais enfin passons sur cechapitre. Je ne sais pas de quelle fagon vous recevez les injures quon