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Handbuch der älteren und neueren französischen Litteratur : mit biographischen Notizen über die Schriftsteller und erläuternden Anmerkungen für die oberen Klassen der Gelehrten- und Realschulen / v. C. G. Hölder
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XVII. Jahrhundert.

Quest-ce que lhomme dans linfini? Qui peut le comprendre?Mais pour lui presenter un autre prodige aussi etonnant, qnil recherchedans ce quil connait, les choses les plus delicates. Quun ciron, parexemple lui offre dans Ja petitesse de son corps, des parties incom-parablement plus petites, des jambes avec des jointures, des veinesdans ces jambes, du sang dans ces veines, des humeurs dans ce sang,des gouttes dans ces humeurs, des vapeurs dans ces gouttes; quedivisant encore ces dernieres Ghoses, il epuise ses forces et ses con-ceptions, et que le dernier objet il peut arriver, soit maintenantcelui de notre discours. Il pensera peut-etre que cest lextremepetitesse de la nature. Je veux lui faire voir la dedans un abimenouveau. Je veux lui peindre, non-seulement lunivers visible, maisencore tout ce qu'il est capable de concevoir de limmensite de lanature, dans lenceinte de cet atome imperceptible. Quil y voie uneinfinite de mondes, dont chacun a son firmament, sesplanetes, saterre,en la meine proportion que le monde visible; dans cette terre, desanimaux, et enfin des cirons, dans lesquels il retrouvera ce que lesPremiers ont donn6, trouvant encore dans les autres la meine chose,Sans fin et sans repos. Quil se perde dans ces merveilles aussietonnantes par leur petitesse, que les autres par leur etendue. Car quinadmirera que notre corps, qui tantöt netait pas perceptible danslunivers, imperceptible lui-meme dans le sein du tout, soit maintenantun colosse, un monde, ou plutot un tout, ä legard de la dernierepetitesse lon ne peut arriver?

Qui se considerera de la sorte, seffraiera, sans doute, de se voircomme suspendu dans la masse que la nature lui a donnee entre cesdeux abimes de linfini et du neant, dont il est egalement eloigne. Iltremblera dans la vue de ces merveilles; et je crois que sa curiosite sechangeant en admiration, il sera plus dispose a les contempler en$ilence, qua les rechercher avec presomption.

Car enfin, quest-ce que lhomme dans la nature? Un neant alegard de linfini, un tout k legard du neant, un milieu entre rien ettout. Il est infiniment eloigne des deux extremes; et son etre nestpas moins distant du neant d il est tire, que de linfini il estenglouti.

Son intelligence tient dans lordre des choses intelligibles, lemeine rang que son corps dans letendue de la nature; et tout cequelle peut faire, est dapercevoir quelque apparence du milieu deschoses, dans un desespoir eternel den connaitre, ni le principe, ni lafin. Toutes choses sont sorties du neant, et portees jusqua linfini.Qui peut suivre ces etonnantes demarches? Lauteur de ces merveillesles comprend; nul autre ne peut le faire.

Cet etat, qui tient le milieu entre les extremes, se trouve en toutesnos puissances. Nos sens naper^oivent rien dextreme. Trop de bruitnous assourdit, trop de lumiere nous eblouit, trop de distance et trop