XVII. Jahrhundert.
Des fleurs dont sous ses pas on les avait semes!
Non, je ne l’aurai point amenee au snpplice;
Ou vous ferez aux Grecs un double sacrifice.*
Ni crainte ni respect ne m’en peut detacher:
De mes bras tout sanglants il faudra l’arraclier.
Aussi barbare epoux qu’impitoyable pere,
Yenez, si vous l’osez, la ravir a sa mere.
Et vous, rentrez, ma fille: et du moins a mes loisObeissez encor pour la derniere fois.
Scfene V.
Agamemnon.
A de moindres fureurs je n’ai pas du m’attendre.
Voilä, voilä les cris que je craignais d’entendre.Heureux si, dans le trouble-oü flottent mes esprits,
Je n’avais toutefois ä craindre que ces cris!
Helas! en m’imposant une loi si severe,
Grands dieux, me deviez-vous laisser un coeur de pere!
Scfene VI.
Agamemnon , Achille.
Achille.
Un bruit assez etrange est venu jusqu’ä moi,
Seigneur; je l’ai juge trop peu digne de foi.
On dit, et sans horreur je ne puis le redire,Qu’aujourd’hui par votre ordre Iphigenie expire;
Que vous-meme, ätouffant tout sentinient humain,
Youz l’allez a Calchas livrer de votre inain:
On dit que sous mon nom ä l’autel appeleeJe ne l’y conduisais que pour etre immolee;
Et que, d’un faux hymen nous abusant tous deax,
Vous vouliez me charger d’un emploi si honteux.
Qu’en dites-vous, seigneur? Que faut-il que j’en penseNe ferez-vous pas taire un bruit qui vous offense?Agamemnon.
Seigneur, je ne rends point compte de mes desseins.
Ma fille ignore encor mes ordres souverains,
Et, quand il sera temps quelle en soit informee,
Yous apprendrez son sort, j’en instruirai l’armee.Achille.
Ali! je sais trop le sort que vous lni reservez.
Agamemnon.
Pourquoi le demander, puisque vous le savez?