Racine. — La Bruyere.
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Je veux moins de vaJeur, et plus d’obeissance.
Fuyez. Je ne crains point votre impuissant courroux;Et je romps tous les noeuds qui m’attachent a vous.Achille.
Rendez grace au seul noeud qui retient ma colere:D’Iphigenie encor je respecte le pere.
Peut-ptre, sans ce nom, le chef de tant de roisM’aurait ose braver pour la derniere fois.
Je ne dis plus qu’un mot; c’est a vous de m’entendre.J’ai votre fille ensemble et ma gloire ä defendre:
Pour aller jusqu’au coeur que vous voulez percer,Yoilä par quels chemins vos coups doivent passer.
Seime VII.
Agamemnon.
Et voilä ce qui rend sa perte inevitable.
Ma fille toute seule etait plus redoutable.
Ton insolent amour, qui croit m’epouvanter,
Vient de häter le eoup que tu veux arreter.
Ne delib^rons plus. Bravons sa violence:
Ma gloire interessee empörte la balance.
Achille menagant determine mon coeur:
Ma pitid semblerait un effet de ma peur.
Holä, gardes, ä moi.
La Bruyere.
Jean de La Bruyere, geboren 1644, wurde von Bossuet nach Parisberufen, um den Herzog von Burgund in der Geschichte zu unterrichten. Erblieb bis an seinen Tod (1696) in der Eigenschaft eines komme de lettres umdiesen Prinzen. Im Jahr 1693 wurde er Mitglied der Akademie. Er hateiner Uebersetzung von Tlieophrast’s Charakteren Les caracteres ou lesmoeurs de ce siecle beigefüg-t, und dieses Werk hat des Schriftstellers Ruhmbegründet.
Du Merite personne].
Qui peut, avec les plus rares talents et le plus exceflent m6rite,n’etre pas convaincu de son inutilite, quand il considere qu’il laisse,