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Handbuch der älteren und neueren französischen Litteratur : mit biographischen Notizen über die Schriftsteller und erläuternden Anmerkungen für die oberen Klassen der Gelehrten- und Realschulen / v. C. G. Hölder
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XVIII. Jahrhundert.

femme de sa cour; soit que cette intrigue füt vraie ou non, il est cer-tain quil renon^a alors aux femmes pour jamais, non seulement depeur den etre gouverne, mais pour donner lexemple ä ses soldats,quil voulait contenir dans la discipline la plus rigoureuse; peut-etreeneore par la vanite detre le seul de tous les rois qui domptät unpenchant si difficile a surmonter. II resolut aussi de sabstenir de vintout le reste de sa vie. Les uns mont dit quil navait pris ee partique pour dompter en tout la nature, et pour ajouter une nouvelle vertua son hero'isme; mais le plus grand nombre ma assure' quil voulutpar se punir dun exces quil avait commis, et dun atfront quilavait fait a table k une femme,en presence meme de la reine sa mere.Si cela est ainsi, cette condamnation de soi-meme, et cette privationquil simposa toute sa vie, sont une espece dhero'isme non moinsadmirable.

II commen^a par assurer des secours au duc de Holstein, sonbeau-frere. Huit mille hommes furent envoyes dabord en Pomeranie,province voisine du Holstein, pour fortifier le duc contre les attaquesdes Hanois. Le duc en avait besoin; ses etats 6taient deja ravages,son chäteau de Gottorp pris, sa ville de Tonningue pressee par unsiege opiniätre, le roi de Danemarck etait venu en personne pourjouir dune conquete quil croyait süre. Cette etincelle commen^ait äembraser lempire. Dun cöte les tröupes saxonnes du roi de Pologne,celles de ßrandebourg, de Yolfenbuttel, de Hesse-Cassel, marchaientpour se joindre aux Danois; de lautre les huit mille hommes du roi deSuede, les troupes de Hanover et de Zell, et trois regiments deHollande, venaient secourir le duc. Tandis que le petit pays de HoUstein etait ainsi le theätre de la guerre. deux escadres, lune dAngle-terre, et lautre de Hollande, parurent. dans la mer Baltique. Ces deuxetats etaient garants du traite dAltena, rompu par les Danois; ilssempressaient alors k secourir le duc de Holstein opprime, parcequelinteret de leur commerce sopposait a lagrandissement du roi deDanemarck. Ils savaient que le Danois, etant maitre du passage duSund, imposerait des lois onereuses aux nations commerqantes quandil serait assez fort pour en user ainsi impunement. Cet interet a long-temps engage les Anglais et les Hollandais k tenir autant quils lontpu la balance egale entre les princes du nord: ils se joignirent aujeune roi de Suede, qui semblait devoir etre accable par taut dennemisreunis, et le secoururent par la meme raison pour laquelle on latta-quait, parcequon ne le croyait pas capable de se defendre.

Il etait k la chasse aux ours quand il re§ut la nouvelle de lirrnp-tion des Saxons en Livonie; il faisait cette chasse dune mani&re aussinouvelle que dangereuse; on navait dautres armes que des bätonsfourchus derriere un filet tendu ä des arbres: un ours dune grandeurdemesuree vint droit au roi, qui le terrassa, apres une longue lutte, alaide du filet et de son baton. Il faut avouer quen considerant de