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Handbuch der älteren und neueren französischen Litteratur : mit biographischen Notizen über die Schriftsteller und erläuternden Anmerkungen für die oberen Klassen der Gelehrten- und Realschulen / v. C. G. Hölder
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* Voltaire.

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Ta promesse suffit, et je la crois plus pureQue les autels des dieux entour^s du parjure.

Antoine.

Cest deja pour Antoine une assez dure loiQue tu cherches la guerre et le trepas sans moi,

Et que ton int^ret mattache a Tltalie,

Quand la gloire tappelle aux bornes de lAsie.

Je mafflige encor plus de voir que ton grand coeur 'Doute de sa fortune, et presage un malheur:

Mais je ne comprends point ta bonte qui moutrage.Cesar, que me dis-tu de tes fils, de partage?

Tu nas de fils quOctave; et nulle adoptiouNa dun autre Cesar appuyd ta maison.

Cesar.

II nest plus temps, ami, de cacher TamertumeDont mon coeur paternel en secret se consume:Octave nest mon sang qua la faveur des lois;

Je lai nomine Cesar, il est fils de mon choix:

Le destin (dois-je dire, ou propice, ou severe?)

Dun veritable fils en effet ma fait pere ;

Dun fils que je cheris, mais qui, pour mon malheur,A ma tendre amitie repond avec horreur.

Antoine.

Et quel est cet enfant? quel ingrat peut-il etreSi peu digne du sang dont les dieux lont fait naitre?

Cesar.

Ecoute: tu connais ce malheureux Brutus,

Dont Caton cultiva les farouches vertus;

De nos antiques lois ce defenseur austere;

Ce rigide ennemi du pouvoir arbitraire,

Qui, toujours contre moi les armes ä la main,

De tous mes ennemis a suivi le destin,

Qui fut mon prisonnier aux champs de Thessalie,

A qui jai, malgre lui, sauve deux fois la vie;

Ne, nourri loin de moi chez mes fiers ennemis.

Antoine.

Brutus! il se pourrait.

Cesar.

Ne men crois pas, tiens, lis.

Antoine.

Dieux! la soeur de Caton! la fiere Servilie!