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Handbuch der älteren und neueren französischen Litteratur : mit biographischen Notizen über die Schriftsteller und erläuternden Anmerkungen für die oberen Klassen der Gelehrten- und Realschulen / v. C. G. Hölder
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XVIII. Jahrhundert.

Jai toujours pris un singulier plaisir ä apprivoiser les animaux, surtoutceux qui sont craintifs et sauvages. II me paraissait charmant de leurinspirer une confianee que je nai jamais trompee. Je voulais quilsmaimassent en liberte.

Jai dit que javais apporte des livres; jen fis usage, mais dunemaniere moins propre ä minstruire quä maccabler. La fausse ideeque javais des choses me persuadait que pour lire un livre avec fruitil fallait avoir toutes les connaissances quil supposait, bien eloigne depenser que souvent lauteur ne les avait pas lui-meme, et quil lespuisait dans dautres livres ä mesure quil en avait besoin. Avec cetteiolle idee jetais arrete ä chaque instant, force de courir incessammentdun livre ä lautre; et quelquefois avant detre a la dixieme page decelui que je voulais etudier, il meut fallu epuiser des bibliotheques.Cependant je mobstinai si bien ä cette extravagante methode, que jyperdis un temps infini, et faillis a me brouiller la tete, au point de nepouvoir plus ni rien voir ni rien savoir. Heureusement je mapergusque jenfilais une fausse route qui megarait dans un labyrinthe im-mense, et jen sortis avant detre tout ä fait perdu.

Pour peu quon ait un vrai goüt pour les Sciences, la premierechose quon sent en sy livrant, cest leur liaison, qui fait qucllessattirent, saident, seclairent mutuellement, et que lune ne peut sepasser de lautre. Quoique lesprit humain ne puisse suffire ä toutes,et quil en faille toujours preferer une comme la principale; si lon naquelque notion des autres, dans la sienne meine on se trouve souventdans lobscurite. Je sentis que ce que javais entrepris etait bon et utileen lui-meme, quil ny avait que la methode ä changer. Prenantdabord lencyclopedie , 1 jallais la divisant dans ses branches; je visquil fallait faire tout le contraire, les prendre chacune separement, etles poursuivre chacune a part jusquau point eiles se reunissent.Ainsi je revins ä la synthese 2 ordinaire; mais jy revins en homme quisait ce quil fait. La meditation me tenait en cela lieu de connaissan-ces, et une reflexion tres naturelle aidait ä me bien guider. Soit queje vecusse ou que je mourusse, je navais point de temps ä perdre. Nerien savoir ä pres de vingt-cinq ans et vouloir tout apprendre, cestsengager ä bien mettre le temps a profit. Ne sachant ä quel point lesort ou la mort pouvait arreter mon zele, je voulais ä tout evenementacquerir des idees de toutes choses, tant pour sonder mes dispositionsnaturelles que pour juger par moi-meme de ce qui meritait le mieuxdetre cultive.

Je trouvai dans lexecution de ce plan un aut re avantage auquelje navais pas pense; celui de mettre beaucoup de temps ä profit. Il

1 Ein Werk, welches eine gedrängte Darstellung aller Künste und Wissenschaftenenthält.

2 Zusammenfassung des durch Abstraction Gewonnenen.