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Handbuch der älteren und neueren französischen Litteratur : mit biographischen Notizen über die Schriftsteller und erläuternden Anmerkungen für die oberen Klassen der Gelehrten- und Realschulen / v. C. G. Hölder
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Beranger.

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Le Voja ge imaginaire.

1824.

LAutomne accourt, et sur son aile humideMapporte encor de nouvelles douleurs.Toujours souffrant, toujours pauvre et timide,De ma gälte je vois pälir les fleurs.Arrachez-moi des fanges de Lutece;

Sous un beau ciel mes yeux devaient souvrir.Tout jeune aussi, je revais ä la Grece;

Cest la, cest la que je vondrais mourir.

En vain faut-il quon me traduise Homere,Oui, je fus Grec; Pythagore 1 a raison.

Sous Pericles jeus Athenes pour mere;

Je visitai Socrate en sa prison.

De Phidias jencensai les merveilles;

De lIlissus jai vu les bords fleurir,

Jai sur lHymete eveille les abeilles;

Cest, cest que je voudrais mourir.

Dieux! quun seul jour, eblouissant ma vue,

Ce beau soleil me rechauffe le coeur!

La Liberte, que de loin je salue,

Me crie: Accours, Thrasybule est vainqueur.Partons! partons! la barque est preparee.Mer, en ton sein garde-moi de perir.

Laisse ma muse aborder au Piree;

Cest, cest que je voudrais mourir.

II est bien doux le ciel de lItalie,

Mais lesclavage en obscurcit lazur.

Vogue plus loin, nocher, je ten supplie;Vogue-bas renait un jour si pur.

Queis sont ces flots? quel est ce roc sauvage?Quel sol brillant ä mes yeux vient soffrir?

La tyrannie expire sur la plage;

Cest, cest que je voudrais mourir.

Daignez au port accueillir un barbare,

Vierges dAthene; encouragez ma voix.

Pour vos climats je quitte un ciel avare le genie est lesclave des rois.

Sauvez ma lyre, eile est persäcutee;

1 Pythagoras lehrte die Seelenwanderung.