XVII
Phull supposait aussi que Napoléon marcherait sur Wilnaavec sa plus forte armée et qu’il ne détacherait qu’uncorps plus faible contre la seconde armée russe. Enconséquence, les Russes devaient se retirer partout oùNapoléon se trouverait en personne, c’est-à-dire devantles forces les plus grandes ; au contraire la seconde ar-mée russe devait attaquer l’ennemi quelle avait en faceet qui lui était inférieure, le battre s’il était possible,opérer alors sur les derrières des forces principales sousles ordres de Napoléon, et lui couper ses convois ; dansce but on devait adjoindre à cette armée tous les régi-ments de cosaques. Mais de cette manière, la retraitede la première armée russe ne devait être continuée quejusqu’à un camp retranché fortement sur la Duna, etpendant ce temps-là Napoléon serait forcé à la retraite,,faute de vivres et à cause des détachements qu’il seraitobligé d’envoyer contre la seconde armée.
Phull accompagna l’empereur à l’armée. Le 1 7 Juin,comme on débattait de nouveau très vivement à Wilnales opinions les plus diverses sur le plan de campagne,il insista encore opiniâtrement pour qu’on suivît exacte-ment, par rapport à la retraite, le plan arrêté plus tôt,opinion qu’approuvait bien aussi en secret le ministre dela guerre Barclay de Tolli ’).
L’empereur lui-même adopta le plan de Phull qui
*) De Wolzogen, M.,. p. SS.
lit
de Phui,l, Opérations militaires.