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resta, comme son confident, parmi ceux qui l'appro-chaient de plus près ; il lui demanda des explicationssur les mesures militaires qu’il convenait de prendre.Ces explications étaient toujours rédigées par écrit parPhull qui les communiquait à Wolzogen, attaché avecle rang de colonel d’état-major au ministre de la guerre,nommé en ce temps-là général en chef de l’armée, maissous la direction immédiate de l’empereur ; ce qui met-tait Wolzogen à même de tenir, derrière les coulisses,le général Barclay toujours au courant de ce qui se pas-sait au quartier général de l’empereur et de neutraliserde cette manière autant que possible ce qu’il y avait dedangereux dans un tel partage du commandement del’armée. Avant le départ de Wilna, Phull fut nomméchef de l’état-major de l’empereur ’).
Au camp de Drissa l’empereur commença à chance-ler dans ses opinions sur le plan de campagne qu’onavait adopté. Phull, son conseiller, fut regardé par lesRusses comme la cause de la situation des affaires déjàalors devenue critique, et pour cette raison il était sidétesté que l’empereur n’osait plus le consulter 2 ), d’au-tant plus que Phull lui-même dans de pareilles occa-
*) De Wolzogen, M., p. 97.
2 ) Clausewitz donne aussi beaucoup de détails qui prou-vent combien Phull était méconnu en Russie et combien il yavait d’ennemis.
Remarque de l’éditeur.