XXIII
reilles prétentions ne pourraient être réalisées chez au-cun autre peuple.
Phull terminait en remarquant que l’empereur avaitentièrement approuvé son plan d’opération, qu’il n’en avait
dans la division de cavalerie légère Wathier, et plus tard Sé-bastiani, tous les jours dans des combats d’avant-postes avecl’arrière-garde russe, et pénétrant immédiatement après saretraite dans les villes et dans les villages qu’elle quittait, noustrouvions bien rarement quelque habitant retardé par le hasardou par quelque infirmité, et aussi rarement à peine de quoisatisfaire nos premiers besoins. S’il nous fallait passer plusd’une nuit dans le même bivouac, ce qui arrivait cependantrarement, nous étions obligés d’envoyer des patrouilles cher-cher de quoi vivre dans les forêts où les paysans s’étaient en-fuis avec leur bétail et tous leurs meubles, et où il n’était pasrare de voir des scènes sanglantes occasionnées par la résis-tance : Phull avait trop bien jugé des siens pour nous, et c'està eux que revient une grande partie du mérite d'avoir sauvéla Russie.
À cette occasion où il est question de bivouacs en Russie,l’éditeur ne peut s’empêcher de rectifier un rapport entière-ment faux qui se trouve dans presque toutes les histoires surla campagne de Russie. Partout l’échec essuyé par la divisionSébastiani, le 8 Août, près de Rudnia, après la plus vigou-reuse résistance contre des forces au moins cinq fois plusnombreuses (voyez Danilewsky, g vol., p. 57.) est rapporté àune surprise de la même division par les Russes. L’éditeurpeut assurer avec la plus grande certitude que pendant les huitjours que cette division passa au bivouac en avant de Rudnia,du côté d'Incowo, le régiment qui faisait le service des avant-postes, était prêt chaque nuit à une heure, et sortait de sonbivouac pour attendre l’ennemi. El cela se passa de même