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cependant publié comme disposition que la premièrepartie jusque dans le camp de Drissa, mais qu’il luiavait recommandé le plus grand secret sur le reste, ce quilui avait oté tous les moyens de défendre son plan, lapremière partie de son ouvrage, considérée comme untout sans les autres parties, ne devant certainement pa-raître qu’un ouvrage indigeste et défectueux. Les scènestumultueuses, pour lesquelles l’empereur se vit obligéde l’éloigner de l’armée, auraient d’ailleurs prouvé queles officiers supérieurs russes n'étaient pas à la hauteurde ses plans, pour pouvoir les bien comprendre et en-core moins les exécuter.
Peu de temps après cela, Phull prit son congé ; ilvécut à Berlin de la pension considérable qu’il touchait,jusqu’à l'époque où il échangea aussi ce séjour contrecelui de Stuttgart où il mourut le 25 Avril 1826.
S’il a déjà été difficile de rattacher d’une manièreà peine satisfaisante quelques parties de la vie publiquede Phull, il doit l’être encore bien davantage de peindreson caractère et ses qualités morales et intellectuelles.Quoique des hommes honorables et dignes de foi, telsque les généraux de Clausewitz, de Wolzogen, de Muff-ling s’accordent à dire que les procédés de Phull dansles affaires de service avaient quelque chose de brusque,
aussi le 8 Août, où l'ennemi s’avança vers les trois heures dumatin et attaqua. — Peut-on appeler cela une surprise ?
Remarque de l’éditeur.