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de violent, qui ne pouvait supporter la contradiction, cequi le rendait souvent peu pratique et troublait la marchedes affaires, ils avouent cependant tous en retour, qu’ilpossédait au plus haut degré les qualités les plus pré-cieuses. Phull, à leur avis, était un homme à penséesprofondes, à vues étendues, et du plus noble caractère ;il avait aussi une grande érudition, beaucoup d’imagina-tion et de pénétration, mais avec cela, il manquait toutà fait de pratique dans l’enseignement, ainsi que dansles affaires où l’appelaient sa vocation, ce qu’il sentaitfort bien lui-même ; et cela, joint à sa disposition à l’hy-pocondrie, lui faisait éprouver quelquefois un vrai dé-goût pour les affaires. Il pouvait d’ailleurs être trèsaimable, lorsqu’il ne souffrait pas de cette maladie *).
Nous avons déjà eu occasion de dire, en parlantdes conférences avec le duc de Brunsvic, dans quelétat d’irritation Phull se trouvait jeté par les accès decette maladie ; mais ce qu’il y a de plus frappant, c’estla manière dont la même chose arriva aux conférencesque nous avons déjà mentionnées et qu’avait ordonnéesl’empereur en 4 814 entre le chancelier de l’empire, leministre des affaires étrangères et Phull. Phull, le doc-trinaire^), qui ne pouvait jamais supporter une contra-diction, surtout quand elle était déraisonnable, comme
*) De Wolzogen, M., p. 47.
3 ) Idem , page 55.