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bés entre les mains de l’ennemi, l’armée prussienneaurait été hors d’état de prolonger ses opérations enBohême. La bataille de Prague eut lieu le 6 Mai.Avant le 20 de ce mois les entrepôts de Brandeis etde Nimbourg n’auraient pu être tels, qu’à leur faveurl’armée prussienne eut pu s’avancer jusqu’aux environsde Tabor ou d’Iglau, où de nouveau elle aurait étédans le cas de suspendre pour quinze jours ses opé-rations, afin d’y faire des préparatifs de subsistance.Avant le 9 Juin ou le 34 me jour d’opération, en da-tant depuis la journée de Prague, elle n’aurait pu re-prendre l’offensive. L’armée prussienne perdit dans labataille de 100,000 combattans, dont elle était com-posée, 18,000 hommes; avant d’qrriver près d’Iglauou de Tabor elle aurait laissé 10,000 dans les hôpi-taux. En employant 40,000 hommes, soit contre l’ar-mée autrichienne enfermée dans Prague, soit pourcouvrir les communications avec les magasins, le Roiaurait été dans le cas de se présenter à la tête de22,000 hommes au Maréchal Daun qui le 8 Juin enavait déjà 60,000. L’opération proposée par le sévèreLoyd et tant préconisée par les admirateurs de cecenseur aurait eu difficilement un résultat favorablepour les affaires du Roi —En 1758 Frédéric II ayantrésolu de mettre le siège devant la forteresse d’Olmutzentra en Moravie avec une armée de 53 bataillons deligne, ayant à leur tête 20 bataillons de grenadiers,de trois francs bataillons, de deux compagnies de chas-seurs, de 143 escadrons et de deux bataillons d’artille-rie. Il y aura eu àcette armée, d’après le système ordi-naire, 500 caissons de farine à six chevaux, le même