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était à portée de prévenir les ennemis de quelque côtéqu’ils tournassent. Les 27 escadrons de M. de Riva-roles revinrent joindre l’armée à Hainsies. Le 18 Aoûtles alliés marchèrent à Halle. Le défaut de fourragesdécida le maréchal de Luxembourg de passer l’Haisnele 19 et de marcher à Péruwelz. Quelques troupes del’Empire ayant passé le Rhin à Mayence et paraissants avancer sur la Moselle, la cour en prit de l’inquiétude.Pour les observer elle ordonna à M. de Boufflers de serendre à Metz et de se faire suivre par quatre bataillonset huit escadrons qui prirent leur route par Condé,le Quesnoi, Avesne, Rocroi, Charleville et Sédan. Undétachement d’artillerie suivit ces troupes qui pouvaientêtre augmentées par celles qui étaient dans les garni-sons voisines de la frontière de Luxembourg. Pourempêcher les alliés de se partager et de détacher destroupes vers la Moselle, le maréchal de Luxembourg fitmarcher son armée le 23 Août à Blicqui, où il fut jointpar les dix bataillons restés à Tournai. Le bruit cou-rut que les alliés étaient intentionnés d’occuper la posi-tion de Lessines. Le général français s’empressant deles y prévenir y fît marcher dans la nuit du 28 au 29un gros détachement de cavalerie qui fut suivi de toutel’armée. La position de Lessines répondant à toutes lesvues de la cour, M. de Luxembourg résolut d’y resterle plus longtemps qu’il pourrait. Les alliés se virentobligés de s’approcher de la Dendre, pour empêcherl’armée française de faire fourrager et mettre à contri-bution le pays situé entre la dite rivière et Bruxelles.Ils s’avancèrent le 3 Septembre à St. Quentin-Lennicket à Lombeck. Les troupes d’Hannovre campaient sur