DES BOUCHES A FEU.
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1 autre soit augmenté eu proportion ( dans la pratique il y a tou.tefois des bornes à cette combinaison. ) Plus la dureté du mé-tal des bouches à feu est grande, plus la détérioration de 1 âmearrivera tard, plus son service sera long, et plus on aura de chan-ces contre la rupture de la pièce.
Ainsi plus le métal d’une bouche à feu est dur, moins ondoit s’étonner de sa rupture, lorsqu’elle a lieu avant la détério-ration de l’âme.
A ces considérations qui ont rapport aux effets mécauiquessur les bouches à feu, il faut ajouter celles qui sont du ressortdes effets chimiques. Une bouche à feu doit résister le plus pos-sible à l’action des gaz, (i)qui se dégagent lors de l’inflam-mation de la poudre. D’après cela on voit combien de consi-dérations importantes augmentent les difficultés du choix desbouches à feu.
Aucun métal pur ne satisfait à toutes ces conditions, pas mô-me le fer ; car les fers de toutes qualités sont tous trop mous ;ils se mettent trop difficilement en fusion, et ils n’ont pas assezde fluidité pour remplir les moules sans soufflures (2).
Quelques alliages réussissent dans le coulage des bouches àfeu, celui du fer avec le carbone; du cuivre avec l’étain, lezinc , le fer et peut-être avec le phosphore , l’antimoine et 1 ar-senic ; mais tous les autres alliages forment une compositionplus ou moins cassante, aigre, fusible, et facile à décomposer.
Les opinions sont encore bien diverses et souvent même con-tradictoires , sur les propriétés du métal à canon, employé jus-qu’à présent, ce qui retarde les progrès de la science.
L’examen que nous ferons d’un grand nombre d’expériences ,nous mettra en état de juger des différentes et meilleures ma-lt) Uar l’action corrosive ou dissolvante.
(2.) Il n'est pas question ici du fer coulé qui est une combinaison de fer et uo carbone’