8 FABRICATION ET DURÉE
lières à employer dans la fabrication en grand des bouches à
feu.
CHAPITRE II.
EXPÉRIENCES SUR LA DURÉE DES BOUCIIES A FEU.
A. BOUCIIES A FEU EN FER.a. Bouches à feu en fer forgé.
Il est certain qu’aucun essai dans l’artillerie n’a été aussi sou-vent répété sans succès pour être ensuite abandonné, que lafabrication des canons en fer forgé ; et jusqu’à présent l’on n’aguère été plus loin que dans l’origine. L’on sait que les bouchesà feu que l’on appelait alors bombardes , étaient composées debarres de fer assemblées avec des cercles comme les douves d’untonneau: ce ne fut que plus tard qu’on brâsales unes avec les au-tres. A cette époque où il ne s’agissait guère que de tirer sur uneville , et où par conséquent l’on n’avait, besoin d’aucune exacti-tude dansle tir , où l’on employait une poudre faible (1) et desprojectiles en pierres , ces lourdes machines difficiles à ma-nier, mal fabriquées, étaient suffisantes; malgré cela elleséclataient souvent, comme par exemple dans le siège deConstantinople par les Turcs où une bombarde, tirant desprojectiles de pierre du poids de 480 lt.il. , éclata au premiercoup et tua beaucoup de monde. Jacques II, roi d’Ecosse, futtué au siège de lloxburg en 1460, par une bombarde quiéclata. Des écrivains anciens comme II. Miethen, Sardi, etc.,
(i) C’est une erreur de croire que la poudre fut sensiblement plus faible alors qu’au-jourd’hui. Ses composés et leurs proportions étaient les mêmes. On employait desprocédés de fabrication peu différens; seulement cette fabrication était moins soignée etles matières premières moins pures.
(JY oie du traducteur. )